Et oui, c'est qu'il faut réviser avant de reprendre la plume ! Je blogue, tu blogues, il blogue, je ne bloguais plus depuis un certain temps, et mes camarades réels du monde virtuel comme mes frères d'armes bien-aimés me l'ont rappelé avec force et tendresse.

Je n'ai pas d'excuse signée par mes parents, j'avoue. J'ai juste changé de vie ces dernières semaines pour rejoindre le monde merveilleux de l'enseignement. Il m'a fallu du silence, non seulement pour faire respirer ma musique, mais surtout pour passer ce fichu concours de prof. Chose faite.

Aussi, quel ennui terrible ! J'ai divisé mon mon budget CD par 50, mon temps d'écoute de disques par 100... Une vraie décapilotade auditive. Ramollies, les menottes. Rouillées, les oreilles. Tout juste un album pour ma fille, Nouvelles de Mars, par Robinson, que j'ai pu découvrir, je vous le donne en mille, au manège. Chanteur pour petites oreilles, qu'il se présente : c'est vous dire combien j'ai rétréci des esgourdes. Mais attention, c'est une pépite, et recommandée par Chorus.

Bref. Reprendre l'écriture, la chanson, la bloguaille. Je vais y venir petit à petit. Je vous raconterai notamment comment j'ai massacré mon bon Cossery, quand je voulais lui rendre hommage ; comment ma nouvelle vie en prof, à peine entamée, me fournit la plus belle matière à imagination ; comment la voix de Ben Harper m'a fait du bien, sur Lonesome train, quand j'ai fêté ma petite victoire intime à l'oral du concours des profs.

J'ai l'impression de refaire une plongée dans la vie comme jamais depuis longtemps, et je sais que l'écriture comme la musique n'ont pas d'autre source que ce besoin de dire, de former, qui en découle ; ce besoin vital que décrit si bien Gracq, grand chemin faisant.