J'aurais préféré n'en avoir pas encore fait l'expérience. Mais en perdant un être cher, en fin de compte, je m'aperçois que la musique est une issue possible. Pour m'échapper un peu, du moins.

Peut-être parce qu'elle offre de chanter ce qu'on ne peut pas dire. Peut-être aussi parce que l'accord suivant, la vibration qu'on recherche, c'est déjà quelque chose au-devant de soi, qui vous pousse dehors. Ce ne sont pas des notes, plutôt une forme d'avenir qui hésite et s'ébauche. Comme si la musique continuait votre fragilité et vous faisait avancer à la fois.

Et l'on gagne, malgré soi, des raisons de jouer.