PéGé, ballades acoustiques funk

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Morne plaine mais joyeux drille (bafouille sur mon silence et sur les cercles de Krystle Warren)

Publié le vendredi 3 juillet 2009

Morne plaine que ce blog ! Pour un certain temps encore, il va demeurer en sourdine. C'est que ma vie nouvelle de prof m'a mangé tout cru ces derniers mois, et je n'en suis qu'au début. Si les guitares ne prennent pas la poussière pour autant, il m'est impossible d'enregistrer des titres, et encore plus de préparer des scènes. Je n'avais pas anticipé la durée de cette période blanche.

Je me suis demandé un temps si je n'allais pas convertir ce petit journal web en parlotes autant sur la création musicale, ma mienne ou pas, que sur la vie d'un enseignant qui démarre (en trombe, forcément) sa vie avec des collégiens. Mais je fais finalement provision de tous les délires, de toutes les anecdotes, joies et déceptions rencontrées depuis septembre pour d'autres choses. Des chansons, entre autres.

Dans l'attente d'un nouvelle saison de musique, pour me rafraîchir les oreilles, saoûlées de bruits de classe, de cris d'élèves dans la cour, ou de mon propre blabla de prof, je me plonge en cet été naissant dans l'album tout chaud encore de Krystle Warren, Circles. J'évoquais cette artiste envoûtante dans un billet consacré à son passage dans l'émission One Shot Note. Si le disque m'a un peu déçu au début, au regard de la chanteuse sauvage que Krystle Warren devient sur scène, j'y ai pris goût, à mesure qu'on avance de titre en titre vers les inspirations jazzy (notamment à partir de Sunday Comfort et Current events).

Extraites du Taratata du 3 avril, voici la vidéo de My third love et celle de The girl is mine, en duo avec Hugh Coltman - hommage à Michael Jackson avant l'heure. Plutôt "fraîches", comme diraient mes élèves. Bonne écoute.

Songeries et musique en vrac pour un hiver au chaud

Publié le mercredi 4 février 2009

Des joies en pagaille cet hiver. Et quelques bons disques pour le passer au chaud. Si j'ai mis depuis quelques mois la compo, la guitare et la bloguaille en sourdine, je n'en vis pas moins des heures à vous fouailler le ventre. Manque malheureusement, pour le moment, le temps de les raconter.

Semaines dures, formatrices et parfois bouleversantes au collège. Regards d'élèves. De quoi nourrir la voix. Étrange métier que celui de prof, tout en paroles (... et en musique, pourrait-on ajouter, tant le ton est porteur de sens dans nos échanges). La voix, encore.

Et puis il y a surtout, après ma fille, la naissance d'un ti'mec, dans le froid de janvier.

Au moment où j'écris, j'écoute, entre autres merveilles du moment, l'album Sim de Vanessa de Mata. Comme un baume pour adoucir toutes ces heureuses convulsions. C'est Brésil, c'est chantant, et en plus il y a un beau duo avec l'ami Ben Harper.

Autre plaisir ces jours-ci, l'album My little red bag : les chansons archi joyeuses et conviviales, que dis-je, la fête du très funky James Kakande, qui m'avait été conseillé par une certaine Sandrine dans un vieux commentaire. De la gratte, des cuivres, une sacrée voix, et que du rythme.

Enfin, dans la rubrique je me fais plaisir (ou bien je suis le roi des couillons du marketing musical, au choix), je fête les bonheurs de l'hiver au son de la Motown, avec cette compilation de tous les numéros 1 de la fameuse boutique en forme de studio d'enregistrement...









Krystle Warren, le diable au corps

Publié le mardi 28 octobre 2008

One shot not, Manu Katché à la baguette sur Arte, samedi soir. Krystle Warren vient tout droit me réveiller l'oreille interne, et bousculer toutes les voix emmagasinées, tassées là depuis ces quelques mois sans musique ou tout comme.

Je me demandais qui pouvait être cette jeune femme à l'air doux, souriante, longtemps dans le public. La voici qui prend la scène, les projos, les spectateurs, et moi dedans l'écran, le temps de trois chansons : Emily, Sunday comfort et Third Love - cette dernière avec une pincée de guitare signée Dominic Miller, et une claque de basse dont je me souviendrai, administrée par Pino Palladino, qui n'est pas grand que par la taille.

Je l'écoute commencer peinarde, intimiste, douce toujours, mais très vite le diable fait surface, d'une note à l'autre, anime le corps, élargit la voix, trouble son monde. À l'instar de tous les grands interprètes, elle vous remue ferme l'idée que vous aviez de la musique avant elle, jusque dans les moindres recoins du corps, où se logent les meilleurs frissons du mélomane.

Alors je me dis que c'est la nuit, l'hibernation, le sevrage de musique dont je sors tout juste, et que cette nana un peu déjantée m'a simplement dérouillé d'une pichenette d'émotion.

Je suis allé vérifier. Et sur le web, pareil, la même rencontre toute en intensité, en suspense (que va-t-elle faire la seconde d'après ? et ce refrain, comment le fait-elle sien ?). Habitée, non, possédée, c'est ainsi qu'elle apparaît : une expérience saisissante, selon les mots du label Because (repris par Katché).

Toujours cette histoire de diable dans la guitare des bluesmen, me direz-vous. Faudrait voir à renouveler les mythes du rock'n'roll. Ou bien : elle est noire, elle se balade en folk de-ci, de-là, et nous attrape avec sa voix grave, toute en profondeur. À première vue, on n'est pas loin de Tracy Chapman, là. Ah, on a trouvé un repère (ça me rappelle la comparaison foireuse entre Ben Harper et Keziah Jones : ils sont noirs, ils sont beaux, il jouent de la guitare acoustique : ils font la même musique, quoi !). Bon, le cousinage de Tracy Chapman, mettons, c'est assez vrai pour les clips officiels et plutôt sages qui tournent sur Youtube (I've seen days, On That First Day Of Autumn...).

Mais en scène, elle a une espèce de sauvagerie en plus, et ça change tout. Découvrez-la avec les vidéos d'Eleanor Rigby et de Sunday comfort sur le site de Because music. Il faut la voir seule, on pige, et on risque fort d'aimer. Ses autres titres tournent sur son myspace, dans l'attente de la sortie de son album Circles. Heureux mes compères fans de Keziah Jones, vous la verrez sans doute en première partie dans les semaines qui viennent.

Moi, j'attendais exactement cela : une nouvelle rencontre musicale, un truc qui vienne bousculer mes sens et mes goûts. Me revoici les esgourdes toutes frétillantes de bonheur.

Je préviendrai ici toute erreur d'interprétation : j'aime beaucoup Tracy Chapman, dont les colères et les révoltes restent à vif même si elles nous parviennent en douceur (pour reprendre le mot de Paul Simon, lorsqu'il enregistrait Graceland en plein apartheid).

Véronique Lortal, elle chante pour sa tribu

Publié le mercredi 9 janvier 2008



Deux façons de vous présenter Véronique Lortal. Parler d'elle en vous disant les gens qu'elle a contribué à faire briller en les accompagnant (chant, choeurs, claviers...), son CV en étoiles, quoi : Souchon, Jane Birkin, Higelin, Enzo Enzo, Marc Lavoine, Jacno, sans oublier le Grand Orchestre du Splendid au sein duquel elle a chanté... En vous disant ceux avec qui elle a travaillé, ceux qu'elle a croisé, ceux qui l'entourent : Michel-Yves Kochmann, Michel Coeuriot, Amaury Blanchard, Ilan Abou, Jean-Michel Kajdan...

Ou plutôt non, partir d'elle, revenir à elle, par le trou de souris qui est le mien, bien sûr, pas plus grand que ça, mais assez pour être ému, et donc, pour vous la dire un peu.

D'abord, elle est très belle, de cette beauté rieuse, faite de malice et de tendresse. Les yeux rient. Et puis c'est une chanteuse, mais comme on dirait en Afrique : un conteur. Elle chante pour sa tribu, ainsi qu'elle aime à dire, elle a une histoire à nous raconter, sans que je sache bien si l'histoire précède le public ou l'inverse, tant elle a grandi pour qu'il y ait des gens à qui raconter des histoires, et des histoires à raconter à des gens.

Véronique Lortal, il faudrait aussi que chanter veuille dire aussi écrire, pour comprendre la chanteuse qu'elle est. Héritage vivant de Madagascar, elle met une fête dans ses chansons - même les tristes : fête de l'autre, fête de sentir les remous de l'existence, jusqu'aux plus chagrins. Si le désert est habité, c'est de gens comme elle, assurément. C'est étonnant comme j'entends rarement ses textes de la même façon. Ils changent à chaque écoute.

Et pourtant, ce portrait n'est pas totalement honnête, je m'en excuse, car je ne l'ai pas encore vue en scène. Au fil des cours de chant qu'elle m'a donnés cette année, c'est sûr, l'artiste affleure. Pleine de son amour pour la chanson, pour le chant, qu'elle partage au sein de la Manufacture chanson. Et au fond, tout d'elle est là. Davantage qu'une interprète, elle est une merveilleuse pédagogue : avec amour, elle transmet, et fait grandir la crotte d'artiste que vous êtes. Davantage qu'une pédagogue, elle est une auteur-compositeur et une interprète qui revient à son art comme une enfant.

L'hiver dernier, j'étais assez paumé dans ma voix et dans le trou de ma guitare (vous savez, ce truc, la rosace, qui vous aspire les chanteurs à gratte de mon espèce), et j'ai comme pris de la Lortaline, un truc qui vous délivre ce qu'il faut. Je vous dis, je ne suis pas peu fier, moi, d'être un peu de sa tribu.

Discographie
Un premier album chez Polydor, Tu m'allumes, suivi d'une musique de film qu'elle interprète (par Stanley Meyers et Mort Shumann), Histoire d'O 2. Puis des singles : Le coeur qui blues (réalisation M. Coeuriot) sorti chez Polydor, La séga c’est gai, sorti chez Island et Le désert est habité (réalisation MY Kochmann) sorti chez East West. Son dernier album, Sale mec, tourne ici loin des sables, si près des autres.

Le Lortalweb, c'est par là
Le site de Véronique Lortal
Son Myspace
Véronique Lortal chez Mosaïc Distribution

Chaka Khan : une diva bien entourée...

Publié le lundi 10 décembre 2007

Énorme album de Chaka Khan, qui nous gâte en ces périodes de presque-Noël d'un disque plein, au gros son, aux guitares en délire. Funk this, ça s'appelle, et ça te funke tout ce qu'il faut.

Diva soul
Pour ceux qui ne connaissent pas la dame, son Wikipédia nous rappelle qu'elle a été la voix flamboyante du groupe Rufus, et qu'elle est connue notamment pour son tube I'm every woman. Je l'ai vue dans le film Standing in the Shadows of Motown, dans lequel elle rend (entre autres) hommage à Marvin Gaye : la vidéo de son interprétation de What's going on est ci-dessous, pour le plaisir.

Tout de grattes et de basse


Mais je ne me suis pas procuré la galette pour la diva (quoique, sacrée diva) ; à vrai dire, je suis plus ému par une Corinne Bailey Rae, qui chante tout en retenue. Là, ce sont les guitares et la basse qui m'ont fait craquer. Un empilement insoupçonnable de guitares, saturées au poil, wah-wah funky, riffs en pagaille sur le groove incroyable du bassiste, un des tous meilleurs qui soient. C'est un crime de lèse-diva, d'accord, mais parfois j'aimerais presque qu'elle laisse chanter un peu toutes ces grattes.

Après, quelques bmols, le disque tombe un peu dans l'inévitable dégoulinerie R'n'B par moments, je ne suis pas fan de certains synthés qui débordent, mais ce n'est que par séquences : la plupart des titres sont à se gaver les esgourdes de bon matin, un vrai fouet funky pour être bien réveillé et de bonne humeur.

Surtout, l'album mêle assez audacieusement un style roots qui rappelle le son d'Amy Winehouse à une prod moderne et léchée : témoin le single Disrespectful, couplet roots et refrain soul/pop.

Liens, vidéos
Vidéo à propos de la réal. de l'album Funk this
Le MySpace de Chaka Khan : écoutez Hail to the Wrong (dommage, le premier et excellent titre, Back in the Day, n'est pas dans la tracklist), Disrespectful (pas trop de grattes sur celle-là) et One for all time (jolies acoustiques).

Et la reprise de Marvin...

Chaka Khan - What's going on

Chaka Khan - What's going on

Samarabalouf, c'est juste ouf

Publié le lundi 5 novembre 2007

Hibernatus
Entré dans une phase d'hibernation sévère, j'ai eu moins de temps à consacrer au blog depuis quelques semaines. Snif. Je retrouve un peu d'air pour vous livrer, au fil des jours d'automne, quelques pépites trouvées ici et là. Côté chansons de ma fabrication, patience est requise, je suis dans une période, disons, d'écriture et de brouillard, l'un allant rarement sans l'autre chez moi.

La Mauvaise réputation en mérite une bonne
En attendant donc, retour sur un super concert vu il y a plusieurs mois déjà à l'Européen, l'un des meilleurs pour moi cette année. Première partie somptueuse du trio La Mauvaise réputation, qui réinvente avec amour et talent le répertoire de Brassens : je cherche avec peine des choses sur ce groupe, n'hésitez pas si vous en trouvez. C'est une merveille de liberté musicale, et je suis depuis réconcilié avec l'accordéon (le métro m'en avait lassé), notamment grâce à une version de L'accordéoniste à franchement chialer (et ce n'est pas de la sensiblerie).

Samarabalouf, le délire
Puis débarque Samarabalouf, et chauffe la scène, tremblent les cordes ; les guitares vibrent sur des rythmes jazz manouche et festifs. Maîtres dans l'art de faire monter l'ambiance, sans parler du fait que juste ils déchirent sur leurs instrus, les trois gars (guitariste lead sur Selmer, guitariste rythmique à la banane et contrebassiste déjanté) déconnent à foison et font participer le public.

Et ils invitent des artistes originaux : une chanteuse arabe si ma mémoire est bonne, un génie de la human beat-box... et même le chien perdu d'un spectateur. Anecdote : le gratteux lead a sans doute battu le record de vitesse de changement de corde au milieu d'un morceau, sous les battements de mains de plus en plus rapides du public.

Faut dire que tout est dans le nom : Samarabalouf, c'est le bal de ouf d'une bande de mecs de Samara (le nom gaulois d'Amiens). On comprend mieux. Et au sortir d'un tel concert, on se dit qu'il n'y a que ça de vrai : une salle chaleureuse, une scène proche, des musiciens qui en abolissent la frontière avec délire pour faire pleinement vivre une soirée de musique à leur public.

Pour en savoir plus sur ces joyeux drilles et monstrueux zicos, rendez-vous sur le Myspace des Samarabalouf ou sur samarabalouf.com. Et petit aperçu vidéo :

Samarabalouf - Jaja

Samarabalouf - Jaja

Skye, tout est comme j'aime (Appaloosa vidéos live)

Publié le jeudi 6 septembre 2007

C'est que je ne m'en lasse pas. La miss Skye, son chant, sa gratte, tout son album Appaloosa, quand je ne les fais pas défiler dans les esgourdes, y restent quand même.

J'ai parlé du disque, voici la scène, avec laquelle elle fait corps totalement. Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter un oeil. Voici tout d'abord trois vidéos en concert :
- Aimer tant, mmm...
- Soyons sexy, où elle propose au public de faire l'amour tous ensemble, plutôt downtempo, c'est son truc (elle en parle d'ailleurs sur ce blog dans le commentaire qu'elle a eu la gentillesse de laisser ici)
- Une surprise : une magnifique version de Bidonville de Nougaro ; moi qui ai justement bossé ce morceau tout récemment, je goûte le refrain avec un frisson tout particulier : Donne-moi ta main, camarade... Vi vi, 'te donne ma mimine quand tu veux !!

Enfin, un titre que j'ai découvert, Fumer (prise studio), une vraie merveille qui aurait mérité sa place sur le disque (en a-t-elle d'autres des comme ça ??). Avec ces vers qui repassent en boucle dans ma tête :

Accrochée au lèvres, une sèche m'encombre
Mais fumer tue l'envie de parler à son ombre

... Régalez-vous.

Skye au Cargo - Aimer tant

Skye au Cargo - Aimer tant


Skye au Cargo - Soyons sexy

Skye au Cargo - Soyons sexy


Skye au Cargo - Bidonville

Skye au Cargo - Bidonville


Skye - Fumer (clip)

Skye - Fumer (clip)


Et le site de Skye, pour découvrir l'univers d'Appaloosa, c'est par là...

Ben Harper, Lifeline : les frissons de la simplicité

Publié le mardi 4 septembre 2007

Comme le bon vin
Pas franchement transcendé par la première écoute, j'avoue. C'est que je suis un grand fan, j'ai mes albums fétiches, et l'attente qui va avec. Pô grave, je le réécoute quelques jours plus tard et le redécouvre comme bonifié, ce Lifeline (râh, merci Manu !!).
Où je le trouvais fade, je le ressens comme organique et sans superflu - il n'y a pas de posture, souligne Ben Harper dans l'interview donnée à Keyboards Recording (numéro de septembre).

Pas d'expérimentation là où je m'attendais à me faire découper les oreilles par quelque guitare audacieuse. Pas de folie : la seule et véritable audace de ce disque, c'est d'offrir onze chansons ciselées, interprétées magnifiquement, dans lesquelles les solos se fondent plutôt qu'ils ne surgissent de nulle part pour former un morceau (de bravoure, comme on dit) dans le morceau.

Il n'y a pas de rythmes ou de notes inutiles dans cet album.
Il y a une forme de retenue propice au lâcher prise des musiciens, qui jouent live orgue, guitares, batterie (très belle, très naturelle), pianos (beaucoup de piano d'ailleurs, c'est fort plaisant pour un disque de gratteux). L'idée de départ consistait à enregistrer un album de soul acoustique, indique Ben Harper. La production de ce disque réside dans ce qui n'est pas là. Il aurait été facile d'enregistrer de grandioses ensembles de cordes, mettre des cuivres et des choeurs partout.

L'enregistrement a duré une semaine, on a donc vu sept levers de soleil.
Le chant, quant à lui, est sublimé par la performance et mis en valeur par la solution tout-analogique - écoutez Fool for a lonesome train, une des plus belles interprétations de Ben Harper m'est avis, déchirée, contenue, puissante, chantée en profondeur. Voilà, la profondeur, c'est ça : ce disque, sans crier gare, creuse un sillon à votre insu, et résonne de plus en plus au long des différentes écoutes.

Quand les criminels innocents et l'héritier, selon la formule heureuse de Guitar Part, mettaient sept mois à terminer le bouillant Burn to shine, une semaine a suffi pour Lifeline, enregistré au studio Gang à Paris. Le voisinage de Gang, tout près du Pont d'Austerlitz, était très important. On quittait le studio tous les matins vers cinq heures, quand le soleil se levait sur la Seine.

Voilà ce que c'est, Lifeline. Un disque simple, spontané. Un album pour fermer les yeux, plein de sensations brutes, sans folie, mais mieux à même peut-être de vous faire frissonner.

Les citations sont extraites de l'interview de Ben Harper signée Christophe Geudin pour Keyboards Recording, n° 222 (sept. 2007).

Les chaleureux délices de Jonah Smith

Publié le dimanche 22 juillet 2007

Je v'nais de décider de fermer boutique, vacances obligent, mais voilà, il fallait que je parle de ce monsieur. Découvert grâce à l'excellent blog d'Eric Boisson, Jonah Smith s'apprête à me suivre sur les routes et dans les nuits de Bretagne.

L'âme de New-York dans vos oreilles
Une vraie musique de bagnole, aurais-je dit à une époque, mais sans gros sabots : nourri de blues, de country/folk et de soul, ce chanteur blanc avec une voix de black distille une musique toute new-yorkaise : mélange de guitares claquantes, de rhodes vibrants et chaleureux, le tout avec un son qui tue, pêchu et velours à la fois (chapeau à l'ingé son, je veux le même !!). Lui-même se définit comme un NYC roots/soul singer-songwriter. Promesse tenue.

Des compos dans le piano
Une fois n'est pas coutume dans mes chroniques, le garçon compose au piano. Je suis plus habitué aux gratteurs et aux gratteuses : mes amours vont à Keziah Jones avec Black Orpheus, India Arie avec Acoustic Soul et Voyage to India, Corinne Bailey Rae, Jehro, Raul Midon, Tété, Fred avec Sauter du nid, Jacksoul, Skye... pour ne citer que mes préférés.

Là, on sent cette manière de percevoir la musique et de construire des chansons typiques des claviéristes, avec des progressions d'accords et des tourneries (généralement) étrangères aux guitaristes (snif - et à moi, donc...).

Au plan de l'ambiance, cela m'a rappelé le très bon premier album d'Amos Lee (lui aussi très new-yorkais), mais avec moins de vibes vocales, et une ambiance plus roots. ça sonne un peu comme le Soul Sessions de Joss Stone (faut dire que les zicos derrière c'est du lourd). Mais non, en fait c'est autre chose : une voix, des mélodies, un son à part. Bref, ne passez pas à côté de ce disque !

mp3 à savourer
Pour écouter, c'est là que ça se passe. Dans le style ballade, écoutez Cast a long shadow. Dans le style mélodique qui groove et que j'adore, laissez-vous prendre par When we say Goodnight.

Pour en savoir plus sur le bonhomme, rendez-vous sur son site. Je vous invite aussi à lire la chronique et surtout l'interview de Jonah Smith réalisée par Eric Boisson.

Moi, hop, je le mets dans le lecteur à voiture, je ferme les yeux - enfin, si je n'ai pas le volant, le groove intérieur n'a pas de prix mais quand même... Et je vous souhaite un bel été en musique.

Fred, nouvel album, nouvelles graines en septembre

Publié le vendredi 13 juillet 2007

Mes graines, le second album de Fred, sortira en septembre (info lue chez 2Temps 3Mouvements, la structure de management créée autour de Fred). Je n'aurai plus longtemps à patienter, et le titre Hameçon, en écoute sur son myspace, est vraiment prometteur.

Si vous ne connaissez pas encore cet auteur-compositeur-interprète fabuleux, vous êtes béni (et si vous le connaissez déjà, pareil, en fait). Car le découvrir, c'est un peu comme renaître à la chanson. Son album Sauter du nid est un bijou de mots, de chant, de guitares, de rythmes et de vibrations.

Dehors, il pleut, il vente, juillet est bien moche. Mais une chose est sûre, avec ce disque, le véritable automne commencera sous les meilleurs auspices.

Keziah ko ? (quelques vidéos de l'incroyable Mr. Jones)

Publié le lundi 9 juillet 2007

Pêché trois vidéos originales de mon idole absolue Keziah Jones. Idole parce qu'il est noir, parce qu'il fait tous ses concerts torse-poil (et que ça le fait), parce qu'il gratte comme un démon, et parce que son album Black Orpheus est juste une énorme tuerie de groove et de songwriting.

La première est un extrait de sa reprise de All along the watchtower. En fait, il s'inspire davantage de la version de Hendrix que de l'originale de Dylan. Mais avec lui c'est tout bonnement une nouvelle chanson.

La seconde vidéo : un trio haut-de-gamme ; Keziah au chant, Biréli Lagrene et John Mc Laughlin à la guitare revisitent Voodoo Child. On reste dans Hendrix, avec un mélange de blues, de manouche et d'africanité assez incroyable. Stephan Eicher en prend plein la poire.

La dernière, c'est pour le fun : visez la gratte à deux cordes et le look de drosophile à lunettes sur ce Dear Mr Cooper...

Ouvrez grand vos mirettes et vos esgourdes pour le roi Keziah !

Keziah Jones - All along the watchtower

Keziah Jones - All along the watchtower


Keziah Jones, Biréli Lagrene, John Mc Laughlin - Voodoo Child

Keziah Jones, Biréli Lagrene, John Mc Laughlin - Voodoo Child


Keziah Jones - Dear Mr Cooper

Keziah Jones - Dear Mr Cooper

Genesis régénéré

Publié le vendredi 6 juillet 2007

Samedi dernier, concert de Genesis reformé au Parc des Princes. Pas mal ridé, sauf en ce qui concerne Phil Collins, le chef tout dégarni, comme neuf, miroitant sous les lights. Le groupe passé du rock progressif à la pop parfois délavée n'échappe pas au grand concert de revivals qui voit nos quinquas et papys du rock s'essayer à ce que les Stones réussissent depuis si longtemps.

Gros chèque à l'arrivée ? Vrai désir de rejouer ensemble ? Quête d'un nouveau succès après l'échec de l'album Calling all stations (en vente à 3 euros en occase sur Amazon...), qui avait suivi le départ de Phil Collins ? Un peu de tout ça peut-être...

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Tété, Raul Midon et la chanson de la rédemption

Publié le dimanche 24 juin 2007

Juste pour le plaisir de voir et d'écouter Redemption song, dans une de ses plus belles interprétations. Avec Bob, nous avons vibré devant la grande cathode. Tété, drôlement habité, et Raul Midon, ont enchanté le plateau de Taratata en ce printemps 2006.

En écoutant cette chanson de la délivrance, je me disais, c'est bien la plus belle "revanche" des noirs, jadis esclaves, que d'avoir inventé cette musique.

Taratata - Tété et Raul Midon

Taratata - Tété & Raul Midon

Jason Mraz, et les oreilles fument

Publié le mardi 12 juin 2007

Attention, grosse claque en vue. Jason Mraz, découvert grâce à ce billet sur le blog d'Eric Boisson, est un songwriter américain jeune, archi talentueux de sa voix, de sa gratte et de son art d'écrire des chansons.

Caméléon
Le mec a tout ingurgité le meilleur des seventies, des années 80 (allez savoir pourquoi, on dit seventies en angliche mais années 80 en français...) et des années 90. Comme le remarquait compère Antoine, c'est le premier vrai chanteur des années 2000.

Autant dire un OVNI, qui puise sa force dans un mélange ahurissant de pop, de funk, de rap, de folk, nuancé parfois de couleurs jazzy. Vous vous croyez dans une ballade sirupeuse (encore faut-il les chanter comme lui...), et voilà un pont funky qui vous chope les oreilles. Hop, morceau suivant, total funky guitares, et puis une variation pop en plein milieu.

Toutes ces musiques lui appartiennent. Chez lui, elles ne sonnent pas comme un héritage comme chez un Ben Harper ou un Lenny Kravitz (si grand soit leur talent de réinvention). Elles se fondent les unes dans les autres, elles sonnent Mraz.

Chantatator
Il faut dire que le bonhomme chante comme un démon. S'il a vendu son âme, celui-là, c'est à un gros calibre du fin fond de l'enfer, où les plus démunis des bluesmen ne doivent pas souvent s'aventurer. Justesse, feeling, swing incroyable, groove de latino et de Raggamuffin-man ensemble.
Sans compter qu'autour de lui c'est que des pointures (avec des tronches de pointures comme ça s'invente pas, visez le percu, Toca ‘Joel’ Rivera). Ne pas se fier à son air de gringalet du groove en photo. Un riff de gratte et le voilà showman, comme un rappeur estampillé NYC.

Plus live tu meurs
Je craignais que ne ce soit surproduit (la brève écoute sur son site m'avait refroidi après la vidéo live chez Eric Boisson). Genre Ocean Way, big son amerloque. Aussi me suis-je procuré son album live, Tonight, not again, enregistré à Milwaukee en 2003.

Energique, vibrant, comme cette intro de Curbside Prophet avec l'harmonica de John Popper : depuis que j'ai écouté ce solo, je ne trouve pas de tiroir assez profond pour y planquer mes harmos et y faire oublier mes petites blue note.

Ou encore ce départ de gratte funky sur Not so usual : mais pourquoi n'ai-je pas pondu ce gimmick avant lui ?!?!?! Sans parler d'Unfold : une tuerie. Tu crois que tu vas te faire bercer les oreilles par cette petite ballade folk et cette gratte acoustique inoffensive, mais voilà bientôt un énooorme solo de basse - enivrant... il te chatouille puis te chauffe le groove intérieur avant que la guitare n'éclate.

Dire que ce mec a tout juste trente piges. Le foutu fond de l'enfer, c'est de quel côté ?

Site officiel, avec le clip de ''The beauty in ugly''
Bio sur Wikipédia
Vidéo YouTube de The Remedy chez Eric'n'roll Boisson
Vidéo YouTube de ''Curbside Prophet'' chez lui aussi, ma préférée

Jacksoul, prête-moi ta guitare et ta voix s'il te plaît...

Publié le dimanche 13 mai 2007

Jacksoul, comme son nom l'indique, c'est un groupe... soul. Resurrected est un disque façonné autour de la voix du chanteur, Haydain Neale - aïe, méchante la voix, chaude, rauque, brillante - et de la gratte, tantôt acoustique, tantôt électrique en son clair (je veux la même, avec les mêmes doigts).

Cet album, c'est : place à la mélodie, place au groove, place aux riffs de gratte. Le beat est chaloupé, ce qu'il faut, les choeurs et les claquements de doigts empruntent le divin du gospel.

Au milieu du disque, un morceau me fait particulièrement frissonner : Saved. Si je suis sauvé moi aussi, je veux prendre cet album avec moi pour la route.

Encore un scud à rendre jaloux les zicos de mon espèce. Mais aussi de quoi vous mettre la pêche et vous donner envie de marcher des heures au soleil, Jacksoul dans les oreilles. Je vous le recommande. Chaudement.

Pour écouter les titres de Resurrected
Le site officiel de Jacksoul

Les Mélomanoweb I : vidéos d'artistes chez Eric Boisson

Publié le mardi 8 mai 2007

La musique, les girls, les mecs, c'est dans les salles, dans Taratata (pour ce qui est de ce vieux machin poussiéreux, cathodique et cubiforme)... et sur le web. Si vous voulez découvrir des gens nouveaux, des trésors d'artistes, c'est là que ça se passe.

Sans même parler des webradios, de sites comme Jamendo, faisons ensemble, à travers une petite série de billets, le tour de quelques Mélomanoweb : ces blogueurs de tout poil qui s'en donnent à coeur joie pour nous faire connaître des musiciens talentueux et des merveilles sonores.

Ainsi d'Eric Boisson. Est-il victime de son succès, ou devrais-je dire de son bon goût ? Certains soirs, la connexion a des allures de chameau. Mais baladez-vous, c'est que du bon, varié dans les styles, des mecs, des girls à découvrir - songez qu'il connaissait KT Tunstall avant Taratata (avant nous quoi ! - et je ne parle même pas de la pub d'Alice).

Bref, ce garçon a du flair dans les oreilles. Et en plus, le cochon, il a du temps (un post par jour, mais comment fait-il ?) pour nous faire partager tout ça, et le plus souvent, sous la forme de vidéos, ce qui est fort appréciable. Profitez-en !

Je viens pour ma part de tripper sur les vidéos de Jason Mraz. Soyez comme les lecteurs impatients et imprudents (j'en suis) : commencez par la fin avec la troisième vidéo du billet, Curbside Prophet. Ah, il y a aussi celle-là, The Remedy.
Allez, grosse claque du soir, mmm, prends-toi ça.

P.S. : si comme moi vous flashez sur Jason Mraz, son site est par ici. ça sent un poil la big prod américaine, et ça étouffe un peu le style qu'on découvre dans les vidéos chez Eric Boisson. Je viens de commander un live pour me faire péter les esgourdes et vérifier par moi-même, je vous en dirai des nouvelles.

Tété et la vibe de l'Olympia

Publié le dimanche 29 avril 2007

Hier, beau concert de Tété, Olympia, vu et reçu pleine poire depuis le balcon (merci les copains !). Démarrage en trombe (Fils de cham, Anna Lee Soleil), en trouille aussi (il placera comme nerveusement des Paris ! Paris ! un poil saoûlants tout au long du live), mais on est embarqués, comme en apné pendant les premiers titres. Medley sympa avec Les envies, Emma Stanton et Love love love.

Puis intro de batterie et flûte, intrigués quelques secondes, voici une de mes favorites : Les temps changent. Une des plus moqueuses de Tété, tendre et grinçante à la fois. Pensée pour l'excité de l'Elysée-Montmartre qui l'avait réclamée en vain à chaque fin de chanson. Si tu es là, amigo, ton attente est récompensée : cette version est superbe.

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Skye, Appaloosa : un chef-d'oeuvre de chansons

Publié le dimanche 1 avril 2007

Cinq jours qu'Appaloosa, le nouvel album de Skye, est arrivé dans ma boîte à disques - euh, à lettres, où ai-je la tête... Sans doute aux mélodies pures, à la voix tantôt pleine, tantôt tendre, ou soufflée-déchirée de cette magnifique auteur-compositeur-interprète. Aux grattes ciselées encore, aux arrangements lumineux qu'elle cosigne avec Jean-Michel Kajdan.

Lumineux
C'est le mot qu'elle a utilisé chez Naguitata (n° 212), émission actuellement en vidéo sur la page d'accueil. Ce tout nouvel album suit un premier disque, Impressionnable, qui me fait aujourd'hui l'effet d'un diamant brut : petite merveille découverte il y a quelques années, il semblait dans sa mélancolie et ses gaietés fugaces contenir une très très belle promesse. La voici réalisée.

Groovy, épuré
Signe qu'Appaloosa est plus fort, ou plutôt, plus loin : les orchestrations, dépouillées et justes, coulent de source, comme si les zicos n'avaient eu qu'à les jouer, sans les écrire. Elles portent superbement le chant. Que les prises aient été faites dans les conditions du live est d'ailleurs assez bluffant, on le découvre sur la (trop courte) vidéo qui figure sur le disque. L'ensemble n'en est que plus lié et plus émouvant. Ici un choeur souligne un mot, là un orgue monte en puissance, et la rythmique se fait légère, comme une respiration.

Parmi les extraits disponibles sur son site, Skye nous livre en intégralité le titre Aimer tant, qu'elle a fait résonner lors de son Taratata. Chef-d'oeuvre de groove, de joie sensuelle et de gospel aérien. Bon sang, allez-y.

Tendre et brut
Une petite pochette d'un gris qui m'a paru chaud, une mise à nu, mais pas à poil, comme elle le souligne. Des textes beaux de simplicité poétique. Coulés dans le chant, ils vous emmènent en chevauchée, du monde de l'intime à celui du caustique ; et sur l'extrêmité de la note, se posent, légers, sensuels ou abîmés. C'est un disque brut, en finesse et en sauvagerie douce, un album brut mais toujours harmonieux. C'est un disque entêtant.

Crédit photo © Maxime Ruiz

Le Stéréo Club : la BD qui arrache les oreilles

Publié le samedi 23 décembre 2006

En ce moment, je fais ventre de moult disques dont je parlerai bientôt ; je mixouille toujours mon projet de 4 titres. En attendant donc de revenir sur les projets et les disques du moment, détour par une BD qui devrait faire du bruit : le Stéréo Club.

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Tok Tok Tok : la grosse claque soul du moment

Publié le samedi 2 décembre 2006

Tok Tok Tok, c'est la grosse claque, que dis-je, la suprême mandale de ces derniers jours, découverte au hasard d'un album en écoute, son dernier, From soul to soul.

Elle et son complice Morten Klein, qui compose et joue du sax (à merveille), y rendent hommage aux princes de la soul des seventies, avec un style épuré, tout en crescendos instrumentaux, en pureté de voix jazzy et chaude, de quoi vous saisir comme si vous écoutiez un disque live.

Fender Rhodes, guitare acoustique nylon, sax je l'ai dit, batterie toute en groove habillent ces chansons à la fois avec simplicité et grand (gros gros masta) talent. On voyage dans un monde intime, sur des mélodies accrocheuses et fines, presque pop, plutôt envolées que posées sur des harmonies soul et jazz.

L'un des titres s'appelle Keep me warm : c'est tout à fait l'effet que vous fait ce disque, vous garder au chaud entre vos deux oreilles. Doux cadeau en ces temps de froidure. Je m'apprête d'ailleurs à découvrir le reste de sa discographie.

N'hésitez pas à vous balader sur son site : vous pourrez écouter des extraits de chaque chanson, pour chaque album.

Chez Tété, ça vidéoblogue

Publié le samedi 7 octobre 2006

Deux choses fabuleuses chez Tété : sa zic (voir la petite chronique que j'ai consacrée à son premier album), et son goût de l'échange, qui l'amène à faire des vidéos artisanales de ses tournées, et à nous offrir bien des réjouissements sur son blog vidéopodcasté.

On y découvre son personnage délirant sous bien des facettes, quelques interviews et des extraits vidéo de son nouvel album, Le Sacre des Lemmings, qui arrive ces prochains jours.

Il nous apprend au passage qu'il est revenu à un son plus dépouillé, moins produit, un peu comme pour L'air de rien. Et c'est chouette. C'est sur ce coin de toile que ça se passe.

Soul, reggae, progressif, hard : les seventies nourricières

Publié le dimanche 24 septembre 2006

Songerie du week-end, en compagnie du père Antoine : tout a été inventé pendant les seventies. D'accord, c'est devenu un lieu commun de le dire, mais visez quand même : la soul aux US avec notamment les artistes de la Motown, le reggae dans sa forme internationale tel que Bob est parvenu à l'exporter hors de Jamaïque, le rock progressif avec des groupes comme le Genesis de Peter Gabriel, le hard avec Led Zep ou encore le hard progressif avec Deep Purple...

Avant cela, à peine quelques années auparavant : les Beatles, les Stones, Elvis.

Et depuis ? Les groupes et les artistes les plus forts du moment - Ben Harper, les nouveaux bands de rock anglais - me donnent toujours un peu l'impression de ressusciter cet âge d'or, inspirés qu'ils sont par le meilleur de cette période.

Reggae, soul, pop, latin ? Jehro !

Publié le lundi 18 septembre 2006

Voici un petit moment que je me trimbale dans les esgourdes l'excellent dernier album de Jérôme Cotta, alias Jehro. Un disque qui sonne comme une pluie légère et chaude, traversée d'une lumière douce, de guitares et de percussions en rondeur.

J'avais lu je ne sais plus où qu'il était question de soul des Caraïbes : de quoi attiser ma curiosité. Et en somme, c'est un peu ça. Jehro est un voyageur musical. Il semble même s'être trouvé en voyageant, attrapant ça et là des couleurs et des rythmes. Baladez-vous sur son site : entre vélos improbables et embarcations de pêcheurs, c'est toujours d'ailleurs et de routes qu'il s'agit.

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Taratata qu'on vous dit !

Publié le dimanche 17 septembre 2006

Je me rappelle avec nostalgie du MTV des premières années 90, à l'époque où ce n'était pas encore cette chaîne ado-dégoulinante sur fond de soupe R'n'B. Enfin, telle était ma perception, j'étais moi-même ado... Bref. Aujourd'hui, si vous voulez voir comme sur MTV jadis des pointures en live et entendre du bon son, une seule émission, que diable : Ta-ra-ta-ta !!! (diffusion + bonus le vendredi soir sur France 4, puis redif sur France 3)

Vendredi soir, comme tous les vendredi de septembre sur France 4, redif d'une émission de l'année, et pas des moindres : Jane Birkin (non je déconne), Placebo, Ben Harper l'énormissime avec sa troupe de criminels (même si Better way n'est pas mon titre favori sur son nouvel album), et un duo rêvé entre Tété et Raul Midon, dont j'ai déjà parlé ici.

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Funk + Brazil = Brazilian Funk !!!

Publié le mercredi 6 septembre 2006

Découverte du moment, ce CD énorme compilé par EMI sur la période 68-80 : The Brazilian Funk Experience. Imaginez des cuivres et des cocottes funk sur des rythmes bossa...

Trois non finalement quatre bonnes raisons d'écouter ce scud :
- c'est conseillé par le père Franck, juke-box incarné, encyclopédie panaméenne du funk, de la soul et du reggae ;
- c'est, à l'échelle d'un disque, ce qui se produit de plus beau en musique : les métissages ;
- la photo de la pochette déchire ;
- dans le petit matin gris de Paris ou d'ailleurs, ça vous met une patate...