PéGé, ballades acoustiques funk

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Entre les notes, le silence a du bon

Publié le vendredi 11 janvier 2008



Ce n'est pas à vous, chers complices de la weblife, que je vais l'apprendre, en mélomanes avertis et musiciens que vous êtes : la musique se nourrit de respirations autant... que de musique. Oui ma bonne dame, mais un blog, quand bien même il serait tout fait de musique ? La bloguerie farcie au silence, c'est-y encore bon ?

Si je pose sottement la question, c'est que j'aime écrire, échanger des menues conneries et de sérieuses découvertes avec la petite bande qui visite ce lieu, qu'elle en soit toute remerciée. Or voilà que comme un groove qui tape balourdement à côté du coeur, et pas en plein dessous, je prendrais bien maintenant un peu de silence, quelque temps, avant de reprendre ici mes lâchers de mp3 acoustiques et mes rêveries sur tous ces mecs et nanas qui sont où j'aimerais bien être.

Aussi, je mets sur pause et laisse en réserve quelques billets (commencés grâce à pas mal de commentaires laissés ici), mais je reviens, le printemps n'est pas loin. D'ici là, mangeurs de disques, fourrez vos oreilles, trouvez du miel, trouvez des chansonniers qui nous parlent de la civilisation qu'on nous concocte, et parlons-en bientôt.

Véronique Lortal, elle chante pour sa tribu

Publié le mercredi 9 janvier 2008



Deux façons de vous présenter Véronique Lortal. Parler d'elle en vous disant les gens qu'elle a contribué à faire briller en les accompagnant (chant, choeurs, claviers...), son CV en étoiles, quoi : Souchon, Jane Birkin, Higelin, Enzo Enzo, Marc Lavoine, Jacno, sans oublier le Grand Orchestre du Splendid au sein duquel elle a chanté... En vous disant ceux avec qui elle a travaillé, ceux qu'elle a croisé, ceux qui l'entourent : Michel-Yves Kochmann, Michel Coeuriot, Amaury Blanchard, Ilan Abou, Jean-Michel Kajdan...

Ou plutôt non, partir d'elle, revenir à elle, par le trou de souris qui est le mien, bien sûr, pas plus grand que ça, mais assez pour être ému, et donc, pour vous la dire un peu.

D'abord, elle est très belle, de cette beauté rieuse, faite de malice et de tendresse. Les yeux rient. Et puis c'est une chanteuse, mais comme on dirait en Afrique : un conteur. Elle chante pour sa tribu, ainsi qu'elle aime à dire, elle a une histoire à nous raconter, sans que je sache bien si l'histoire précède le public ou l'inverse, tant elle a grandi pour qu'il y ait des gens à qui raconter des histoires, et des histoires à raconter à des gens.

Véronique Lortal, il faudrait aussi que chanter veuille dire aussi écrire, pour comprendre la chanteuse qu'elle est. Héritage vivant de Madagascar, elle met une fête dans ses chansons - même les tristes : fête de l'autre, fête de sentir les remous de l'existence, jusqu'aux plus chagrins. Si le désert est habité, c'est de gens comme elle, assurément. C'est étonnant comme j'entends rarement ses textes de la même façon. Ils changent à chaque écoute.

Et pourtant, ce portrait n'est pas totalement honnête, je m'en excuse, car je ne l'ai pas encore vue en scène. Au fil des cours de chant qu'elle m'a donnés cette année, c'est sûr, l'artiste affleure. Pleine de son amour pour la chanson, pour le chant, qu'elle partage au sein de la Manufacture chanson. Et au fond, tout d'elle est là. Davantage qu'une interprète, elle est une merveilleuse pédagogue : avec amour, elle transmet, et fait grandir la crotte d'artiste que vous êtes. Davantage qu'une pédagogue, elle est une auteur-compositeur et une interprète qui revient à son art comme une enfant.

L'hiver dernier, j'étais assez paumé dans ma voix et dans le trou de ma guitare (vous savez, ce truc, la rosace, qui vous aspire les chanteurs à gratte de mon espèce), et j'ai comme pris de la Lortaline, un truc qui vous délivre ce qu'il faut. Je vous dis, je ne suis pas peu fier, moi, d'être un peu de sa tribu.

Discographie
Un premier album chez Polydor, Tu m'allumes, suivi d'une musique de film qu'elle interprète (par Stanley Meyers et Mort Shumann), Histoire d'O 2. Puis des singles : Le coeur qui blues (réalisation M. Coeuriot) sorti chez Polydor, La séga c’est gai, sorti chez Island et Le désert est habité (réalisation MY Kochmann) sorti chez East West. Son dernier album, Sale mec, tourne ici loin des sables, si près des autres.

Le Lortalweb, c'est par là
Le site de Véronique Lortal
Son Myspace
Véronique Lortal chez Mosaïc Distribution

Une bonne année commence en fanfare

Publié le mercredi 2 janvier 2008

Chers camarades musiciens et mélomanes,

que votre année soit belle, riche en découvertes et en chansons. La mienne commence bien : mes magnifiques amis et soeurettes m'ont offert d'aller voir Fred et ses nouvelles graines, qui attendront finalement le printemps pour être semées, et le Soldat rose, le beau spectacle de Louis Chedid, dont la fantaisie et le grand talent d'auteur-compositeur sont, d'après moi, trop peu reconnus en ces contrées. Vous en dirai des nouvelles, bien sûr.