La lumière des choristes
Vient un moment de pur Tété : juste lui et ses deux choristes, auxquelles la qualité du concert doit beaucoup, beaucoup. C'est ce qu'il appelle le pool thématique conscience sociale. Avec Le meilleur des mondes et Comme feuillets au vent emportés par la lumière des choristes sur les refrains notamment (dommage pour la fosse : il paraît qu'on ne les y entendait pas si bien que sur le balcon).

La vibe de l'Olympia
Tété évoque entre deux titres les présidentielles : on va choisir le monsieur qui présidera la France... Huées et intervention salvatrice de sa choriste : le monsieur ou la dame. Tété se reprend : c'est la terreur, je ne me suis pas encore acclimaté à la vibe, dit-il en regardant le public. Marrade générale. Le don de transformer sa trouille en un moment d'art scénique !

On va tout faire péter
Le groupe revient au grand complet pour une séquence patate - j'ai moins aimé, même si ça le faisait bien. En plus des choristes, du tandem basse/batterie et du clavier (génial, le clavier), Jeff Lang, artisan de la première partie, accompagne Tété pour les derniers morceaux. Un australien qui manie la slide guitar en virtuose pour mettre des éclats de blues sur Madeleine..., Cousin Willy, et une inédite (pour Paris) en anglais, Montreal is good at night. Talentueux, dans la lignée d'un John Butler, assez déconneur le Jeff Lang, mais un peu envahissant par endroits - ce côté démo, quand la chanson se transforme en performance...

Tété seul, Tété soul
Enfin, en guitare/voix, comme j'aime, pour Aisé (tout le monde chante, c'est vraiment beau) et une Redemption song sublime, profondément habitée. Ces deux chansons, c'est le meilleur moment. Tété a flippé (au début du concert, sous ce bonnet qui me donne des airs de Dark Vador...), j'ai flippé pour lui je crois, mais là c'est l'instant d'intime partage, on y est. Bob est de retour, c'est sûr, il est dans la salle et il frissonne, assurément.

Un concert, une histoire
Ouala. C'est passé vite. C'est assez rare, j'ai vraiment eu l'impression qu'on me racontait une histoire au fil du show. Un voyage au pays de Tété, qui s'est enrichi d'une dimension Brassens, quoique ça ne veuille pas dire grand chose de l'accrocher à une quelconque étoile. Ce poète du groove a la sienne propre de longue date. Et je la suis avec toujours autant de plaisir.

Tété sur Toile :
Tété.tv, entrez dans la télé de Tété
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Mes précédents billets sur compère Tété :
Ballade pour Tété
Chez Tété, ça vidéoblogue
Taratata, qu'on vous dit !
Tété, dis Tété, où t'étais tout ce temps ?
Le best of des disques que je préfère le plus