Pour le groove et la diversité d'inspirations, pour son nomadisme, son mélange d'épices, Bob Marley côtoyant Stevie Wonder, il faudrait le rapprocher d'un Manu Chao, mais avec une culture bien différente, plus rêveur que clandestin, et doué d'une voix et de mélodies plus catchy.

C'est en anglais ou en espagnol qu'il chante. Est-ce pour la fluidité de ces langues, leur côté chantant ? A l'entendre je crois que c'est ce qui lui est le plus naturel, même s'il affirme pouvoir rechanter en français sur un prochain scud. Jehro n'est pas lisse pour autant : la douceur de son chant et de ses musiques le dispute au grain de rocaille de sa voix, toujours un peu cassée, naturellement brisée au long des trajets et des rêveries.

Jehro, écoutez-le, c'est juste un délice. Hop dans les écoutilles, le métro peut démarrer, vous voici parti, des mélodies légères dans la tête, toute la journée, continuando.