Pourtant qualifier cet album de soul n'est pas lui rendre justice : inspirations reggae dans les rythmes de gratte ou les appels de batterie, tristesse gitane soufflée par l'accordéon, folk-blues entre cordes pincées et harmonica blue note... On croirait qu'Ayo gamine a grandi dans une caravane toujours en voyage, ou bien plantée dans le jardin d'herbes rasta de Bob, tout en écoutant du Marvin Gaye. Et des gospels de champs de coton pour l'âme du dimanche.

Et dans ce jardin coloré, des gitans, des bluesmen, un percu en dread et un organiste vibrionnant assurent un vrai régal instru derrière Ayo. Rien que pour eux c'est bon.

Harmonie et métissage, plainte douce : et pourtant, à l'écoute, Joyful. D'ailleurs, elle chante en souriant.