Autant musicalement, je sais d'où je viens (chuuuut...), autant en matière de mots, mes influences sont plus anciennes, plus entremêlées, et prennent racine plus souvent dans les livres que chez les auteurs de chansons françaises. D'accord, ça va vous paraître un peu présomptueux, mais c'est vrai.

Aussi, votre dévoué serviteur sollicite votre haute bienveillance : pourriez-vous me dire, pour vous, de quoi ça parle, qu'est-ce que ça vous raconte (même si ça n'a rien à voir avec le sens apparent du texte), si vous trouvez ça à chier, si ça ne vous raconte rien, je ne sais pas ? Vous serez finalement mieux placés que moi...

Voilà, les plus récentes chansons figurent en-dessous : L'heure bleue, Le prix de l'ivresse, Ma place. Quant à moi, je vous voue déjà une éternelle gratitude pour ces précieux avis.
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LE PRIX DE L’IVRESSE

Je vais me jeter dans la gueule du loup
Passer mes gardes-fous
J’suis pas maso mais je n’ai pas encore
Mon quota de coups

Je vais me promener à côté de la plaque
La vraie vie me fout patraque
Montez le son je craque
Ça couvrira le trac

Si je déchante
Si je me plante
L’important qu’on se le dise
C’est la gourmandise

C’est bien beau de vivre en chanson
Comme comme dans un cocon
Mais la vraie vie n’habite pas ici
Je voudrais des frissons

Alors en homme des cavernes
Je débarque sur scène
Y faut me chauffer la voix me dérouiller les doigts
Et rester zen

Si j’me ramasse
Dans la mélasse
La peur et les tremblements
C’est le lot des gourmands

J’pars en couille
J’pars en stress
J’ai la trouille mais
C’est le prix de l’ivresse

Je bafouille
Quand je chante mon texte
J’ai la trouille mais
Le prix de l’ivresse
C’est le prix de l’ivresse

La seule façon d’aller au bout
C’est de se jeter dans la gueule du loup
J’suis pas maso mais je n’ai pas encore
Mon quota de coups

Si je vous lâche
Soyez pas vaches
Si j’explose en plein vol
Ne me ramenez pas au sol

J’pars en couille
J’pars en stress
J’ai la trouille mais
C’est le prix de l’ivresse

Je bafouille
Quand je chante mon texte
J’ai la trouille mais
C'est le prix de l’ivresse
le prix de l’ivresse
C'est le prix de l’ivresse


L’HEURE BLEUE

Et c’est bien malgré moi
Que je me trouve là
Tous ces gens qui me racontent
Leur vie
Moi je sens monter la honte
Et la misanthropie

J’ai dû avoir l’air con
J’me rappelais plus d’son nom
Mais ce mec me parle-t-il vraiment
Au petit matin j’aimerais me mettre
Aux abonnés absents

C’est l’heure bleue qui me délivre
L’aube a de l’air qui m’enivre
Quand même mes fantômes
Dorment dorment dorment

L’heure bleue qui me délivre
Je marche à la dérive
Je flotte et je me sens revivre

J’veux pas en avoir l’air
Mais je suis un solitaire
Ma vie me semble souvent étroite
A l’aube j’aimerais changer
Cette ligne droite

C’est l’heure bleue qui me délivre
L’aube a de l’air qui m’enivre
Quand même mes fantômes
Dorment dorment dorment

L’heure bleue qui me délivre
Je marche à la dérive
Je flotte et je me sens revivre

Mais l’heure bleue m’emmène
L’aube anonyme et sereine
Quand même mes démons
Restent au plus profond

L’heure bleue c’est la mienne
Je marche à la rengaine
Je flotte et j’évacue mes peines
J’évacue mes peines


MA PLACE

Faudrait que j’m’éloigne
Que je cesse de faire
Du mal autour de moi

Faudrait que j’regagne
La confiance des anges
Dans ce monde étrange

Je vais trouver ma place
Il faudra bien que mes ombres passent
Je vais m’asseoir un peu
Juste au milieu de mes peurs
Et devenir meilleur

Faudrait que j’comprenne
Qu’il n’y a rien à comprendre
Mais tout à prendre

Faudrait qu’j’ai la même
Confiance que les anges
Dans ce monde étrange

Je vais trouver ma place
Il faudra bien que mes ombres s’y fassent
Je vais m’asseoir un peu
Juste au milieu de mes peurs
Et devenir meilleur

Y faudrait que j’m’égare
Ne m’attends pas ce soir
Je risque d’être en retard

Mais surtout n’aie pas peur
Je reviendrai à l’heure
Quand je serai meilleur
Et que j’aurai

Trouvé ma place
Il faudra bien que mes ombres s’y fassent
Je vais m’asseoir un peu
Goûter des yeux
Ces heures ces heures