Or donc, après nos sessions au café Lucas, il était temps de revenir aux enregistrements studio. Aussi j'ai retrouvé le coin du feu, j'ai chauffé les lampes et je me suis remis aux enregistrements et à l'écriture. C'est un nouveau répertoire, dans la lignée du prix de l'ivresse et de l'esprit pop-funk acoustique, qui se construit en douceur pour succéder aux vieilles chansons du Clown.

Les idées de ritournelles ne manquent pas. Je suis un peu dans les préliminaires - le plus long et le plus agréable étant de retenir les meilleures d'entre elles, afin de les bichonner jusqu'à ce qu'elles prennent forme. Les premières expérimentations d'habillages (arrangements pour utiliser le terme exact) sont en route. La réflexion sur le design graphique démarre aussi.

Bref, c'est l'instant du carrefour, le plaisir d'embrasser toutes les possibilités d'un coup d'oeil : ici une contrebasse, là un vieil orgue rutilant, dans ce coin de couplet, l'appel d'un sax, ici rien que la guitare et la voix, tendances pop-funk et swing, accords jazzy, funk-rock et satus chaudes de guitares... Bientôt, ce sera le moment de choisir telle ou telle direction afin de produire le nouvel album. Mais pour le moment, c'est l'indispensable, la truculente, la fabuleuse épopée de gourmandise qui précède la galette.