PéGé, ballades acoustiques funk

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Une guitare ne fait pas le printemps

Publié le mercredi 21 avril 2010

Avis à l'aimable passant, visiteur curieux de savoir si mon hibernation prend fin : je n'ai toujours pas vu Fred en concert (et je m'en mords les doigts, vu le récit qu'on m'a fait du dernier spectacle), je n'ai pas encore vu le roi Keziah, et je n'ai pu que très peu retoucher dame guitare (et je m'en mords encore plus les doigts).

En cause, toujours ma nouvelle vie de prof. Consolation : si le temps manque pour faire des chansons, la matière, elle, ne fera pas défaut le jour où je pourrai regratouiller.

Pas de nouveaux enregistrements, donc, depuis ces morceaux maquettés en 2007 et qui auraient bien besoin d'un brin de toilette. Que dire sinon que cette trop longue pause musicale me coûte beaucoup...

Trois voeux pour septembre

Publié le lundi 3 août 2009

Trois vœux pour l'année prochaine (devenu prof, je pense de nouveau en année scolaire) :
- voir enfin Fred en concert (je me mords toujours les doigts d'avoir loupé le dernier et d'avoir dû céder ma place...) ;
- voir Keziah Jones en concert (pareil, depuis le temps...) ;
- et rejouer, vraiment.

D'ici là, repos, soleil, musique.

Adieu guitare silencieuse (connerie estivale)

Publié le dimanche 2 août 2009

Viens de vendre ma Yamaha Silent Guitar. Sans la moindre nostalgie : on ne peut pas dire que cet instrument avait de la personnalité ; comme son nom l'indique, il s'agit d'un modèle silencieux, sans corps. Aucun rapport charnel possible avec cette gratte-là.

Et pourtant, précisément parce qu'elle laissait les oreilles des voisins et de la famille en paix, c'est sans doute celle de mes six-cordes que j'ai le plus jouée ces dernières années. J'ai bafouillé dessus une sacrée ribambelle de chansons. Hommage donc à ma guitare silencieuse. Et place désormais à celles qui font du bruit.

Voilà, je n'écris pas grand-chose ces temps-ci, je voulais raconter une connerie. C'est fait.

Morne plaine mais joyeux drille (bafouille sur mon silence et sur les cercles de Krystle Warren)

Publié le vendredi 3 juillet 2009

Morne plaine que ce blog ! Pour un certain temps encore, il va demeurer en sourdine. C'est que ma vie nouvelle de prof m'a mangé tout cru ces derniers mois, et je n'en suis qu'au début. Si les guitares ne prennent pas la poussière pour autant, il m'est impossible d'enregistrer des titres, et encore plus de préparer des scènes. Je n'avais pas anticipé la durée de cette période blanche.

Je me suis demandé un temps si je n'allais pas convertir ce petit journal web en parlotes autant sur la création musicale, ma mienne ou pas, que sur la vie d'un enseignant qui démarre (en trombe, forcément) sa vie avec des collégiens. Mais je fais finalement provision de tous les délires, de toutes les anecdotes, joies et déceptions rencontrées depuis septembre pour d'autres choses. Des chansons, entre autres.

Dans l'attente d'un nouvelle saison de musique, pour me rafraîchir les oreilles, saoûlées de bruits de classe, de cris d'élèves dans la cour, ou de mon propre blabla de prof, je me plonge en cet été naissant dans l'album tout chaud encore de Krystle Warren, Circles. J'évoquais cette artiste envoûtante dans un billet consacré à son passage dans l'émission One Shot Note. Si le disque m'a un peu déçu au début, au regard de la chanteuse sauvage que Krystle Warren devient sur scène, j'y ai pris goût, à mesure qu'on avance de titre en titre vers les inspirations jazzy (notamment à partir de Sunday Comfort et Current events).

Extraites du Taratata du 3 avril, voici la vidéo de My third love et celle de The girl is mine, en duo avec Hugh Coltman - hommage à Michael Jackson avant l'heure. Plutôt "fraîches", comme diraient mes élèves. Bonne écoute.

Songeries et musique en vrac pour un hiver au chaud

Publié le mercredi 4 février 2009

Des joies en pagaille cet hiver. Et quelques bons disques pour le passer au chaud. Si j'ai mis depuis quelques mois la compo, la guitare et la bloguaille en sourdine, je n'en vis pas moins des heures à vous fouailler le ventre. Manque malheureusement, pour le moment, le temps de les raconter.

Semaines dures, formatrices et parfois bouleversantes au collège. Regards d'élèves. De quoi nourrir la voix. Étrange métier que celui de prof, tout en paroles (... et en musique, pourrait-on ajouter, tant le ton est porteur de sens dans nos échanges). La voix, encore.

Et puis il y a surtout, après ma fille, la naissance d'un ti'mec, dans le froid de janvier.

Au moment où j'écris, j'écoute, entre autres merveilles du moment, l'album Sim de Vanessa de Mata. Comme un baume pour adoucir toutes ces heureuses convulsions. C'est Brésil, c'est chantant, et en plus il y a un beau duo avec l'ami Ben Harper.

Autre plaisir ces jours-ci, l'album My little red bag : les chansons archi joyeuses et conviviales, que dis-je, la fête du très funky James Kakande, qui m'avait été conseillé par une certaine Sandrine dans un vieux commentaire. De la gratte, des cuivres, une sacrée voix, et que du rythme.

Enfin, dans la rubrique je me fais plaisir (ou bien je suis le roi des couillons du marketing musical, au choix), je fête les bonheurs de l'hiver au son de la Motown, avec cette compilation de tous les numéros 1 de la fameuse boutique en forme de studio d'enregistrement...









Krystle Warren, le diable au corps

Publié le mardi 28 octobre 2008

One shot not, Manu Katché à la baguette sur Arte, samedi soir. Krystle Warren vient tout droit me réveiller l'oreille interne, et bousculer toutes les voix emmagasinées, tassées là depuis ces quelques mois sans musique ou tout comme.

Je me demandais qui pouvait être cette jeune femme à l'air doux, souriante, longtemps dans le public. La voici qui prend la scène, les projos, les spectateurs, et moi dedans l'écran, le temps de trois chansons : Emily, Sunday comfort et Third Love - cette dernière avec une pincée de guitare signée Dominic Miller, et une claque de basse dont je me souviendrai, administrée par Pino Palladino, qui n'est pas grand que par la taille.

Je l'écoute commencer peinarde, intimiste, douce toujours, mais très vite le diable fait surface, d'une note à l'autre, anime le corps, élargit la voix, trouble son monde. À l'instar de tous les grands interprètes, elle vous remue ferme l'idée que vous aviez de la musique avant elle, jusque dans les moindres recoins du corps, où se logent les meilleurs frissons du mélomane.

Alors je me dis que c'est la nuit, l'hibernation, le sevrage de musique dont je sors tout juste, et que cette nana un peu déjantée m'a simplement dérouillé d'une pichenette d'émotion.

Je suis allé vérifier. Et sur le web, pareil, la même rencontre toute en intensité, en suspense (que va-t-elle faire la seconde d'après ? et ce refrain, comment le fait-elle sien ?). Habitée, non, possédée, c'est ainsi qu'elle apparaît : une expérience saisissante, selon les mots du label Because (repris par Katché).

Toujours cette histoire de diable dans la guitare des bluesmen, me direz-vous. Faudrait voir à renouveler les mythes du rock'n'roll. Ou bien : elle est noire, elle se balade en folk de-ci, de-là, et nous attrape avec sa voix grave, toute en profondeur. À première vue, on n'est pas loin de Tracy Chapman, là. Ah, on a trouvé un repère (ça me rappelle la comparaison foireuse entre Ben Harper et Keziah Jones : ils sont noirs, ils sont beaux, il jouent de la guitare acoustique : ils font la même musique, quoi !). Bon, le cousinage de Tracy Chapman, mettons, c'est assez vrai pour les clips officiels et plutôt sages qui tournent sur Youtube (I've seen days, On That First Day Of Autumn...).

Mais en scène, elle a une espèce de sauvagerie en plus, et ça change tout. Découvrez-la avec les vidéos d'Eleanor Rigby et de Sunday comfort sur le site de Because music. Il faut la voir seule, on pige, et on risque fort d'aimer. Ses autres titres tournent sur son myspace, dans l'attente de la sortie de son album Circles. Heureux mes compères fans de Keziah Jones, vous la verrez sans doute en première partie dans les semaines qui viennent.

Moi, j'attendais exactement cela : une nouvelle rencontre musicale, un truc qui vienne bousculer mes sens et mes goûts. Me revoici les esgourdes toutes frétillantes de bonheur.

Je préviendrai ici toute erreur d'interprétation : j'aime beaucoup Tracy Chapman, dont les colères et les révoltes restent à vif même si elles nous parviennent en douceur (pour reprendre le mot de Paul Simon, lorsqu'il enregistrait Graceland en plein apartheid).

Humeur

Publié le mardi 28 octobre 2008

Une seule satisfaction en cette période de déluge financier et économique : dans les prochains mois, on cessera peut-être, en notre douce France, de dire que le chômage c'est la faute des chômeurs.

Entre guillemets

Publié le vendredi 24 octobre 2008

J'ai envie de dire, entre guillemets...

Longtemps j'ai trouvé cette expression stupide, symptomatique d'un manque de justesse dans le discours, voire d'une certaine bêtise, voui madame, refermez donc vos guillemets et vos parenthèses. Faites des digressions, des apartés, mais bon sang, pliez-là vos guillemets volants. Bah voui : entre guillemets, vous savez bien, la formule est toujours inévitablement mimée. Quatre doigts en l'air figurent de ridicules petits guillemets sauteurs.

Fatigue de ma tournure d'esprit élitiste chagrin ? Expérience des jeunes en difficulté ? Je ne sais d'où m'est venue la vision que j'en ai aujourd'hui : celle d'une heureuse contamination de la langue parlée par la langue écrite, passée jusque dans le corps. C'est vrai, c'est tellement toujours dans l'autre sens que cela se produit !

(Ce billet fait l'objet d'une publication dans une nouvelle catégorie : Saute-gribouilles. C'est que je voulais un nom de rubrique bien con, ce blog me paraissant avec le recul d'une longue absence par trop sérieux. Il fallait aussi refléter le contenu de la dite rubrique, à savoir des gribouilles qui me sautent dans la cervelle comme des puces, à lire, à gratter, ou à sauter, comme il vous plaira).

Conjuguer le verbe bloguer au présent de l'indicatif

Publié le lundi 29 septembre 2008

Et oui, c'est qu'il faut réviser avant de reprendre la plume ! Je blogue, tu blogues, il blogue, je ne bloguais plus depuis un certain temps, et mes camarades réels du monde virtuel comme mes frères d'armes bien-aimés me l'ont rappelé avec force et tendresse.

Je n'ai pas d'excuse signée par mes parents, j'avoue. J'ai juste changé de vie ces dernières semaines pour rejoindre le monde merveilleux de l'enseignement. Il m'a fallu du silence, non seulement pour faire respirer ma musique, mais surtout pour passer ce fichu concours de prof. Chose faite.

Aussi, quel ennui terrible ! J'ai divisé mon mon budget CD par 50, mon temps d'écoute de disques par 100... Une vraie décapilotade auditive. Ramollies, les menottes. Rouillées, les oreilles. Tout juste un album pour ma fille, Nouvelles de Mars, par Robinson, que j'ai pu découvrir, je vous le donne en mille, au manège. Chanteur pour petites oreilles, qu'il se présente : c'est vous dire combien j'ai rétréci des esgourdes. Mais attention, c'est une pépite, et recommandée par Chorus.

Bref. Reprendre l'écriture, la chanson, la bloguaille. Je vais y venir petit à petit. Je vous raconterai notamment comment j'ai massacré mon bon Cossery, quand je voulais lui rendre hommage ; comment ma nouvelle vie en prof, à peine entamée, me fournit la plus belle matière à imagination ; comment la voix de Ben Harper m'a fait du bien, sur Lonesome train, quand j'ai fêté ma petite victoire intime à l'oral du concours des profs.

J'ai l'impression de refaire une plongée dans la vie comme jamais depuis longtemps, et je sais que l'écriture comme la musique n'ont pas d'autre source que ce besoin de dire, de former, qui en découle ; ce besoin vital que décrit si bien Gracq, grand chemin faisant.

Entre les notes, le silence a du bon

Publié le vendredi 11 janvier 2008



Ce n'est pas à vous, chers complices de la weblife, que je vais l'apprendre, en mélomanes avertis et musiciens que vous êtes : la musique se nourrit de respirations autant... que de musique. Oui ma bonne dame, mais un blog, quand bien même il serait tout fait de musique ? La bloguerie farcie au silence, c'est-y encore bon ?

Si je pose sottement la question, c'est que j'aime écrire, échanger des menues conneries et de sérieuses découvertes avec la petite bande qui visite ce lieu, qu'elle en soit toute remerciée. Or voilà que comme un groove qui tape balourdement à côté du coeur, et pas en plein dessous, je prendrais bien maintenant un peu de silence, quelque temps, avant de reprendre ici mes lâchers de mp3 acoustiques et mes rêveries sur tous ces mecs et nanas qui sont où j'aimerais bien être.

Aussi, je mets sur pause et laisse en réserve quelques billets (commencés grâce à pas mal de commentaires laissés ici), mais je reviens, le printemps n'est pas loin. D'ici là, mangeurs de disques, fourrez vos oreilles, trouvez du miel, trouvez des chansonniers qui nous parlent de la civilisation qu'on nous concocte, et parlons-en bientôt.

Véronique Lortal, elle chante pour sa tribu

Publié le mercredi 9 janvier 2008



Deux façons de vous présenter Véronique Lortal. Parler d'elle en vous disant les gens qu'elle a contribué à faire briller en les accompagnant (chant, choeurs, claviers...), son CV en étoiles, quoi : Souchon, Jane Birkin, Higelin, Enzo Enzo, Marc Lavoine, Jacno, sans oublier le Grand Orchestre du Splendid au sein duquel elle a chanté... En vous disant ceux avec qui elle a travaillé, ceux qu'elle a croisé, ceux qui l'entourent : Michel-Yves Kochmann, Michel Coeuriot, Amaury Blanchard, Ilan Abou, Jean-Michel Kajdan...

Ou plutôt non, partir d'elle, revenir à elle, par le trou de souris qui est le mien, bien sûr, pas plus grand que ça, mais assez pour être ému, et donc, pour vous la dire un peu.

D'abord, elle est très belle, de cette beauté rieuse, faite de malice et de tendresse. Les yeux rient. Et puis c'est une chanteuse, mais comme on dirait en Afrique : un conteur. Elle chante pour sa tribu, ainsi qu'elle aime à dire, elle a une histoire à nous raconter, sans que je sache bien si l'histoire précède le public ou l'inverse, tant elle a grandi pour qu'il y ait des gens à qui raconter des histoires, et des histoires à raconter à des gens.

Véronique Lortal, il faudrait aussi que chanter veuille dire aussi écrire, pour comprendre la chanteuse qu'elle est. Héritage vivant de Madagascar, elle met une fête dans ses chansons - même les tristes : fête de l'autre, fête de sentir les remous de l'existence, jusqu'aux plus chagrins. Si le désert est habité, c'est de gens comme elle, assurément. C'est étonnant comme j'entends rarement ses textes de la même façon. Ils changent à chaque écoute.

Et pourtant, ce portrait n'est pas totalement honnête, je m'en excuse, car je ne l'ai pas encore vue en scène. Au fil des cours de chant qu'elle m'a donnés cette année, c'est sûr, l'artiste affleure. Pleine de son amour pour la chanson, pour le chant, qu'elle partage au sein de la Manufacture chanson. Et au fond, tout d'elle est là. Davantage qu'une interprète, elle est une merveilleuse pédagogue : avec amour, elle transmet, et fait grandir la crotte d'artiste que vous êtes. Davantage qu'une pédagogue, elle est une auteur-compositeur et une interprète qui revient à son art comme une enfant.

L'hiver dernier, j'étais assez paumé dans ma voix et dans le trou de ma guitare (vous savez, ce truc, la rosace, qui vous aspire les chanteurs à gratte de mon espèce), et j'ai comme pris de la Lortaline, un truc qui vous délivre ce qu'il faut. Je vous dis, je ne suis pas peu fier, moi, d'être un peu de sa tribu.

Discographie
Un premier album chez Polydor, Tu m'allumes, suivi d'une musique de film qu'elle interprète (par Stanley Meyers et Mort Shumann), Histoire d'O 2. Puis des singles : Le coeur qui blues (réalisation M. Coeuriot) sorti chez Polydor, La séga c’est gai, sorti chez Island et Le désert est habité (réalisation MY Kochmann) sorti chez East West. Son dernier album, Sale mec, tourne ici loin des sables, si près des autres.

Le Lortalweb, c'est par là
Le site de Véronique Lortal
Son Myspace
Véronique Lortal chez Mosaïc Distribution

Une bonne année commence en fanfare

Publié le mercredi 2 janvier 2008

Chers camarades musiciens et mélomanes,

que votre année soit belle, riche en découvertes et en chansons. La mienne commence bien : mes magnifiques amis et soeurettes m'ont offert d'aller voir Fred et ses nouvelles graines, qui attendront finalement le printemps pour être semées, et le Soldat rose, le beau spectacle de Louis Chedid, dont la fantaisie et le grand talent d'auteur-compositeur sont, d'après moi, trop peu reconnus en ces contrées. Vous en dirai des nouvelles, bien sûr.

Chaka Khan : une diva bien entourée...

Publié le lundi 10 décembre 2007

Énorme album de Chaka Khan, qui nous gâte en ces périodes de presque-Noël d'un disque plein, au gros son, aux guitares en délire. Funk this, ça s'appelle, et ça te funke tout ce qu'il faut.

Diva soul
Pour ceux qui ne connaissent pas la dame, son Wikipédia nous rappelle qu'elle a été la voix flamboyante du groupe Rufus, et qu'elle est connue notamment pour son tube I'm every woman. Je l'ai vue dans le film Standing in the Shadows of Motown, dans lequel elle rend (entre autres) hommage à Marvin Gaye : la vidéo de son interprétation de What's going on est ci-dessous, pour le plaisir.

Tout de grattes et de basse


Mais je ne me suis pas procuré la galette pour la diva (quoique, sacrée diva) ; à vrai dire, je suis plus ému par une Corinne Bailey Rae, qui chante tout en retenue. Là, ce sont les guitares et la basse qui m'ont fait craquer. Un empilement insoupçonnable de guitares, saturées au poil, wah-wah funky, riffs en pagaille sur le groove incroyable du bassiste, un des tous meilleurs qui soient. C'est un crime de lèse-diva, d'accord, mais parfois j'aimerais presque qu'elle laisse chanter un peu toutes ces grattes.

Après, quelques bmols, le disque tombe un peu dans l'inévitable dégoulinerie R'n'B par moments, je ne suis pas fan de certains synthés qui débordent, mais ce n'est que par séquences : la plupart des titres sont à se gaver les esgourdes de bon matin, un vrai fouet funky pour être bien réveillé et de bonne humeur.

Surtout, l'album mêle assez audacieusement un style roots qui rappelle le son d'Amy Winehouse à une prod moderne et léchée : témoin le single Disrespectful, couplet roots et refrain soul/pop.

Liens, vidéos
Vidéo à propos de la réal. de l'album Funk this
Le MySpace de Chaka Khan : écoutez Hail to the Wrong (dommage, le premier et excellent titre, Back in the Day, n'est pas dans la tracklist), Disrespectful (pas trop de grattes sur celle-là) et One for all time (jolies acoustiques).

Et la reprise de Marvin...

Chaka Khan - What's going on

Chaka Khan - What's going on

Samarabalouf, c'est juste ouf

Publié le lundi 5 novembre 2007

Hibernatus
Entré dans une phase d'hibernation sévère, j'ai eu moins de temps à consacrer au blog depuis quelques semaines. Snif. Je retrouve un peu d'air pour vous livrer, au fil des jours d'automne, quelques pépites trouvées ici et là. Côté chansons de ma fabrication, patience est requise, je suis dans une période, disons, d'écriture et de brouillard, l'un allant rarement sans l'autre chez moi.

La Mauvaise réputation en mérite une bonne
En attendant donc, retour sur un super concert vu il y a plusieurs mois déjà à l'Européen, l'un des meilleurs pour moi cette année. Première partie somptueuse du trio La Mauvaise réputation, qui réinvente avec amour et talent le répertoire de Brassens : je cherche avec peine des choses sur ce groupe, n'hésitez pas si vous en trouvez. C'est une merveille de liberté musicale, et je suis depuis réconcilié avec l'accordéon (le métro m'en avait lassé), notamment grâce à une version de L'accordéoniste à franchement chialer (et ce n'est pas de la sensiblerie).

Samarabalouf, le délire
Puis débarque Samarabalouf, et chauffe la scène, tremblent les cordes ; les guitares vibrent sur des rythmes jazz manouche et festifs. Maîtres dans l'art de faire monter l'ambiance, sans parler du fait que juste ils déchirent sur leurs instrus, les trois gars (guitariste lead sur Selmer, guitariste rythmique à la banane et contrebassiste déjanté) déconnent à foison et font participer le public.

Et ils invitent des artistes originaux : une chanteuse arabe si ma mémoire est bonne, un génie de la human beat-box... et même le chien perdu d'un spectateur. Anecdote : le gratteux lead a sans doute battu le record de vitesse de changement de corde au milieu d'un morceau, sous les battements de mains de plus en plus rapides du public.

Faut dire que tout est dans le nom : Samarabalouf, c'est le bal de ouf d'une bande de mecs de Samara (le nom gaulois d'Amiens). On comprend mieux. Et au sortir d'un tel concert, on se dit qu'il n'y a que ça de vrai : une salle chaleureuse, une scène proche, des musiciens qui en abolissent la frontière avec délire pour faire pleinement vivre une soirée de musique à leur public.

Pour en savoir plus sur ces joyeux drilles et monstrueux zicos, rendez-vous sur le Myspace des Samarabalouf ou sur samarabalouf.com. Et petit aperçu vidéo :

Samarabalouf - Jaja

Samarabalouf - Jaja

Guitaristes, votre Amplug dans l'oreille

Publié le mardi 25 septembre 2007

Le miniature a la cote au pays de la guitare. Après la tendance micro amplis, nano pod et autres facéties (parfois de qualité, n'allez pas croire que je suis ironique, pas tout le temps !), voici le temps de vous réconcilier avec vos voisins.

Le célèbre fabricant d'amplis Vox sort en effet l'Amplug : comprenez plug dans les oreilles. Vous branchez la petite bête (ça tient dans la paume de la main) sur votre guitare, hop un casque sur le bestiau et c'est parti, vous avez un simulateur d'ampli direct dans les esgourdes. On n'était déjà pas assez sourd, nous autres ziqueux.

La gamme comporte trois modèles : AC30, Classic Rock et Metal. La pile vous offre 15 heures de bulle en autonomie. Chargez le frigo et pensez quand même à débrancher de temps en temps, vos voisins pourraient s'inquiéter...

Plus d'infos sur AudioFanzine et sur le site de Vox.

La vie en Godin

Publié le dimanche 23 septembre 2007

Râh, le bonheur, c'est parfois simple comme une guitare. Quand elle sonne et qu'elle est jolie, c'est encore plus plaisant. Cette Godin ACS (Midi) nylon est arrivée à la maison il y a quelques semaines, mais j'en rêvais depuis un paquet de temps - depuis que j'avais vu Keziah Jones en jouer sur Black Orpheus.

Les grattes Godin (le luthier, pas le cuisinier), c'est un peu les martiennes de la six-cordes : ni acoustiques, ni électriques, un peu des deux. Celle-ci ne déroge pas à la créativité du luthier canadien. Légère et fine comme une électrique, avec une touche en ébène qui fait du manche une vraie promenade, elle envoie un son de guitare classique claquant et tout en puissance. Un régal pour le jeu rythmique au doigt que je cultive depuis un moment.

C'est que je me dézinguais bien le pouce et l'index avec ma folk, pour un son pas toujours satisfaisant malgré le micro B-Band et le son naturel de la guitare. Bossa, soul funk acoustique, je crois que j'ai là le meilleur instrument pour m'amuser !

Pour en savoir plus sur la belle, voici le site de Godin.

Skye, tout est comme j'aime (Appaloosa vidéos live)

Publié le jeudi 6 septembre 2007

C'est que je ne m'en lasse pas. La miss Skye, son chant, sa gratte, tout son album Appaloosa, quand je ne les fais pas défiler dans les esgourdes, y restent quand même.

J'ai parlé du disque, voici la scène, avec laquelle elle fait corps totalement. Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter un oeil. Voici tout d'abord trois vidéos en concert :
- Aimer tant, mmm...
- Soyons sexy, où elle propose au public de faire l'amour tous ensemble, plutôt downtempo, c'est son truc (elle en parle d'ailleurs sur ce blog dans le commentaire qu'elle a eu la gentillesse de laisser ici)
- Une surprise : une magnifique version de Bidonville de Nougaro ; moi qui ai justement bossé ce morceau tout récemment, je goûte le refrain avec un frisson tout particulier : Donne-moi ta main, camarade... Vi vi, 'te donne ma mimine quand tu veux !!

Enfin, un titre que j'ai découvert, Fumer (prise studio), une vraie merveille qui aurait mérité sa place sur le disque (en a-t-elle d'autres des comme ça ??). Avec ces vers qui repassent en boucle dans ma tête :

Accrochée au lèvres, une sèche m'encombre
Mais fumer tue l'envie de parler à son ombre

... Régalez-vous.

Skye au Cargo - Aimer tant

Skye au Cargo - Aimer tant


Skye au Cargo - Soyons sexy

Skye au Cargo - Soyons sexy


Skye au Cargo - Bidonville

Skye au Cargo - Bidonville


Skye - Fumer (clip)

Skye - Fumer (clip)


Et le site de Skye, pour découvrir l'univers d'Appaloosa, c'est par là...

Ben Harper, Lifeline : les frissons de la simplicité

Publié le mardi 4 septembre 2007

Comme le bon vin
Pas franchement transcendé par la première écoute, j'avoue. C'est que je suis un grand fan, j'ai mes albums fétiches, et l'attente qui va avec. Pô grave, je le réécoute quelques jours plus tard et le redécouvre comme bonifié, ce Lifeline (râh, merci Manu !!).
Où je le trouvais fade, je le ressens comme organique et sans superflu - il n'y a pas de posture, souligne Ben Harper dans l'interview donnée à Keyboards Recording (numéro de septembre).

Pas d'expérimentation là où je m'attendais à me faire découper les oreilles par quelque guitare audacieuse. Pas de folie : la seule et véritable audace de ce disque, c'est d'offrir onze chansons ciselées, interprétées magnifiquement, dans lesquelles les solos se fondent plutôt qu'ils ne surgissent de nulle part pour former un morceau (de bravoure, comme on dit) dans le morceau.

Il n'y a pas de rythmes ou de notes inutiles dans cet album.
Il y a une forme de retenue propice au lâcher prise des musiciens, qui jouent live orgue, guitares, batterie (très belle, très naturelle), pianos (beaucoup de piano d'ailleurs, c'est fort plaisant pour un disque de gratteux). L'idée de départ consistait à enregistrer un album de soul acoustique, indique Ben Harper. La production de ce disque réside dans ce qui n'est pas là. Il aurait été facile d'enregistrer de grandioses ensembles de cordes, mettre des cuivres et des choeurs partout.

L'enregistrement a duré une semaine, on a donc vu sept levers de soleil.
Le chant, quant à lui, est sublimé par la performance et mis en valeur par la solution tout-analogique - écoutez Fool for a lonesome train, une des plus belles interprétations de Ben Harper m'est avis, déchirée, contenue, puissante, chantée en profondeur. Voilà, la profondeur, c'est ça : ce disque, sans crier gare, creuse un sillon à votre insu, et résonne de plus en plus au long des différentes écoutes.

Quand les criminels innocents et l'héritier, selon la formule heureuse de Guitar Part, mettaient sept mois à terminer le bouillant Burn to shine, une semaine a suffi pour Lifeline, enregistré au studio Gang à Paris. Le voisinage de Gang, tout près du Pont d'Austerlitz, était très important. On quittait le studio tous les matins vers cinq heures, quand le soleil se levait sur la Seine.

Voilà ce que c'est, Lifeline. Un disque simple, spontané. Un album pour fermer les yeux, plein de sensations brutes, sans folie, mais mieux à même peut-être de vous faire frissonner.

Les citations sont extraites de l'interview de Ben Harper signée Christophe Geudin pour Keyboards Recording, n° 222 (sept. 2007).

Les chaleureux délices de Jonah Smith

Publié le dimanche 22 juillet 2007

Je v'nais de décider de fermer boutique, vacances obligent, mais voilà, il fallait que je parle de ce monsieur. Découvert grâce à l'excellent blog d'Eric Boisson, Jonah Smith s'apprête à me suivre sur les routes et dans les nuits de Bretagne.

L'âme de New-York dans vos oreilles
Une vraie musique de bagnole, aurais-je dit à une époque, mais sans gros sabots : nourri de blues, de country/folk et de soul, ce chanteur blanc avec une voix de black distille une musique toute new-yorkaise : mélange de guitares claquantes, de rhodes vibrants et chaleureux, le tout avec un son qui tue, pêchu et velours à la fois (chapeau à l'ingé son, je veux le même !!). Lui-même se définit comme un NYC roots/soul singer-songwriter. Promesse tenue.

Des compos dans le piano
Une fois n'est pas coutume dans mes chroniques, le garçon compose au piano. Je suis plus habitué aux gratteurs et aux gratteuses : mes amours vont à Keziah Jones avec Black Orpheus, India Arie avec Acoustic Soul et Voyage to India, Corinne Bailey Rae, Jehro, Raul Midon, Tété, Fred avec Sauter du nid, Jacksoul, Skye... pour ne citer que mes préférés.

Là, on sent cette manière de percevoir la musique et de construire des chansons typiques des claviéristes, avec des progressions d'accords et des tourneries (généralement) étrangères aux guitaristes (snif - et à moi, donc...).

Au plan de l'ambiance, cela m'a rappelé le très bon premier album d'Amos Lee (lui aussi très new-yorkais), mais avec moins de vibes vocales, et une ambiance plus roots. ça sonne un peu comme le Soul Sessions de Joss Stone (faut dire que les zicos derrière c'est du lourd). Mais non, en fait c'est autre chose : une voix, des mélodies, un son à part. Bref, ne passez pas à côté de ce disque !

mp3 à savourer
Pour écouter, c'est là que ça se passe. Dans le style ballade, écoutez Cast a long shadow. Dans le style mélodique qui groove et que j'adore, laissez-vous prendre par When we say Goodnight.

Pour en savoir plus sur le bonhomme, rendez-vous sur son site. Je vous invite aussi à lire la chronique et surtout l'interview de Jonah Smith réalisée par Eric Boisson.

Moi, hop, je le mets dans le lecteur à voiture, je ferme les yeux - enfin, si je n'ai pas le volant, le groove intérieur n'a pas de prix mais quand même... Et je vous souhaite un bel été en musique.

Parfum de scène

Publié le vendredi 20 juillet 2007

Répétition mardi soir avec Antoine (claviers) et Jean-Philippe (basse). Bossé trois morceaux : L'heure bleue, Baptême de l'air et Le prix de l'ivresse. Les nouveaux titres, ce sera pour la rentrée.

Délire d'énergie et trouvailles d'arrangements ont ajouté du plaisir au plaisir de jouer pour la première fois tous les trois. Pensées en mode guitare/voix, les chansons ont pris une autre gueule, tout en restant fidèles à l'esprit de départ.

Il nous reste un max de boulot pour faire aboutir le set complet, mais l'ambiance est déjà au rendez-vous. Un parfum de scène comme j'aime tant respirer, avant-goût des concerts de l'automne.

J'ai hâte de partager tout ça. D'ici là, bon été !

Du mp3 en veux-tu en voilà (chansons de PéGé)

Publié le jeudi 19 juillet 2007

ça paraît con de préciser "chansons de PéGé" dans le titre de ce billet, mais je m'aperçois que je parle plus souvent d'autres artistes sur ce blog que de moi (et c'est très bien ainsi).

Juste un chti billet pour pouvoir écouter les cinq maquettes actuellement dispos ici proprement, avec des petits lecteurs jolis, et la possibilité pour toi, ami, visiteur, mélomane, soul-funk acoustique amoureux, de donner ton avis, précieux qu'il est pour moi, sur ces chansons.


Baptême de l'air. Funk de la basse de Jean-Philippe. Clavinet et orgues d'Antoine. Le texte a changé un peu depuis cette maquette printanière, mais je n'ai pas refait les voix encore. Le passage Je pars... va aussi céder la place à un truc plus rappé, que j'avais écrit en première intention, qui balance plus. En attendant...


L'heure bleue. Ma préférée. Mélanco-funky. Les choeurs au début, bof. L'ambiance, c'est celle des soirées foireuses que je n'ai pas pu éviter, dans lesquelles je me suis retrouvé à me demander ce que je foutais là. Le goût du soleil au petit matin, et du vent frais. La perspective d'aller cuver sur l'oreiller toute la journée ne figure toutefois pas dans la chanson, mais elle aurait pu...


Le prix de l'ivresse. La première chanson qui m'a amené vers ce style soul funk acoustique. C'est avec elle que j'ai attrapé le funk. Je l'ai simplifiée depuis cette maquette pour qu'elle soit plus efficace en live, en retirant une séquence un peu tordue. Je l'ai descendue d'un ton (je crois que j'ai fait ça sur toutes), grâce aux conseils de Véronique Lortal. Et elle est un poil plus lente à présent, pour le groove. Chanson de trouille, elle me permet d'exorciser le trac du chant. De déconner avec mes peurs.


Ma place. La ballade du mec qui se cherche en marchant, de nuit, en zig-zags dans sa tête et dans les rues pleines de silence. Elle est empreinte d'une assez grande tristesse en même temps que d'un espoir, celui de se trouver précisément. C'est le mélange des deux que j'aime essayer de faire partager dans cette chanson en particulier, et dans d'autres.


Ballade pour Tété. La ballade du mec qui aime Tété, ah, triple génuflexion !! Elle est un peu enregistrée brut de coffre, elle manque un peu de jus, je claque davantage les cordes sur certains passages aujourd'hui. C'était un folk léger que je promenais, et l'évidence a été de le vouer à Tété après avoir vainement essayé d'autres pistes. Justement parce que mon hommage devait être léger comme lui sait seul vous rendre.

Sweet home studio, verdure et canapé

Publié le samedi 14 juillet 2007

La recette d'un home studio réussi : une vue fleurie, des coussins pour le confort, un frigo pas loin, une pièce entre pénombre et clarté. Et puis, accessoirement, de bons micros, de bons préamps, de bonnes grattes et de bonnes enceintes... Mais ça c'est une autre histoire.

On n'a jamais fini de se bâtir son studio d'enregistrement, mais mon portefeuille enregistre actuellement une accalmie en la matière. L'occasion de quelques clichés pour se faire plez.

Petit aperçu de ma chambre à musique avec la photo ci-dessous, Telecaster en verdure. Pour plus de photos, c'est ci-dessous. Pour un petit récap du matos, c'est ci-dessous itou.



Grattes
Simon & Patrick (folk) équipée d'un B-Band
Godin ACS
Fender Telecaster Highway One
Yamaha Silent Guitar (plutôt pour bosser maison)

Micros
AKG C414 BXL II (voix)
Neumann KM184 (grattes)
Shure Beta 58 (scène)



Préamplis
Focusrite Isa 220
SPL Gold Mike II





Boîboîtes pour guitares
Pod 2.0
Digitech Jam Man
Boss Tremolo
Boss Auto-wah

Informatique
PC : vieil Athlon 1,4 Ghz, 1 Go de Ram, Windows XP Pro
Carte son : RME DIGI96/8 PAD
Soft : Cubase SX 1.06

Enceintes
Dynaudio BM5A
Accessoirement, une brave KRK Rokit survivante (la seconde est mal en point)



Autres
Roland Saturn 09
Divers harmonicas (diatoniques et un chromatique)
Une reverb Zoom pas à moi :o) qui squatte dans le rack du Focusrite (scène)
Un préampli casques MAM (scène)
Un petit ensemble sono : console Yamaha, Ampli Expelec, enceintes customisées avec amour chez B. Corde.

Nécessaire à inspiration
Figures tutélaires : John Butler et Ben Harper (merci Guitar Part, en attendant Keziah Jones !)
Canapé, coussins indiens
Verdure pour l'oeil, moquette pour le son





Fred, nouvel album, nouvelles graines en septembre

Publié le vendredi 13 juillet 2007

Mes graines, le second album de Fred, sortira en septembre (info lue chez 2Temps 3Mouvements, la structure de management créée autour de Fred). Je n'aurai plus longtemps à patienter, et le titre Hameçon, en écoute sur son myspace, est vraiment prometteur.

Si vous ne connaissez pas encore cet auteur-compositeur-interprète fabuleux, vous êtes béni (et si vous le connaissez déjà, pareil, en fait). Car le découvrir, c'est un peu comme renaître à la chanson. Son album Sauter du nid est un bijou de mots, de chant, de guitares, de rythmes et de vibrations.

Dehors, il pleut, il vente, juillet est bien moche. Mais une chose est sûre, avec ce disque, le véritable automne commencera sous les meilleurs auspices.

Keziah ko ? (quelques vidéos de l'incroyable Mr. Jones)

Publié le lundi 9 juillet 2007

Pêché trois vidéos originales de mon idole absolue Keziah Jones. Idole parce qu'il est noir, parce qu'il fait tous ses concerts torse-poil (et que ça le fait), parce qu'il gratte comme un démon, et parce que son album Black Orpheus est juste une énorme tuerie de groove et de songwriting.

La première est un extrait de sa reprise de All along the watchtower. En fait, il s'inspire davantage de la version de Hendrix que de l'originale de Dylan. Mais avec lui c'est tout bonnement une nouvelle chanson.

La seconde vidéo : un trio haut-de-gamme ; Keziah au chant, Biréli Lagrene et John Mc Laughlin à la guitare revisitent Voodoo Child. On reste dans Hendrix, avec un mélange de blues, de manouche et d'africanité assez incroyable. Stephan Eicher en prend plein la poire.

La dernière, c'est pour le fun : visez la gratte à deux cordes et le look de drosophile à lunettes sur ce Dear Mr Cooper...

Ouvrez grand vos mirettes et vos esgourdes pour le roi Keziah !

Keziah Jones - All along the watchtower

Keziah Jones - All along the watchtower


Keziah Jones, Biréli Lagrene, John Mc Laughlin - Voodoo Child

Keziah Jones, Biréli Lagrene, John Mc Laughlin - Voodoo Child


Keziah Jones - Dear Mr Cooper

Keziah Jones - Dear Mr Cooper

Genesis régénéré

Publié le vendredi 6 juillet 2007

Samedi dernier, concert de Genesis reformé au Parc des Princes. Pas mal ridé, sauf en ce qui concerne Phil Collins, le chef tout dégarni, comme neuf, miroitant sous les lights. Le groupe passé du rock progressif à la pop parfois délavée n'échappe pas au grand concert de revivals qui voit nos quinquas et papys du rock s'essayer à ce que les Stones réussissent depuis si longtemps.

Gros chèque à l'arrivée ? Vrai désir de rejouer ensemble ? Quête d'un nouveau succès après l'échec de l'album Calling all stations (en vente à 3 euros en occase sur Amazon...), qui avait suivi le départ de Phil Collins ? Un peu de tout ça peut-être...

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